L’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris 1925
L’exposition
Prévue initialement en 1915, l’Exposition internationale des arts décoratifs de Paris est reportée en raison de la Première Guerre mondiale et se déroule entre avril et octobre 1925.
Elle occupe l’esplanade des Invalides, les abords du Grand Palais, et les quais de part et d’autre de la Seine entre le pont Alexandre III et le pont de l’Alma. Elle connait un grand succès, attirant plus de seize millions de visiteurs. Vingt et un pays y sont représentés.
L’exposition de 1925 se veut la vitrine des savoir-faire artisanaux et industriels de l’après-guerre, dans de très nombreux domaines : l’architecture, la décoration intérieure (pierre, bois, métal, céramique, verre), le mobilier, les métiers d’art, la mode, mais aussi l’aménagement des jardins, les arts du théâtre, le cinéma, la photographie, ou encore l’enseignement professionnel. Elle marque l’apogée du mouvement Art déco.
Paris 1925. Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes. Illustration de Robert Bonfils (1886-1971). Imprimerie de Vaugirard, Paris, 1925. Bibliothèque Carnegie, fonds iconographique, CP 568
Peintre, illustrateur, graveur, mais aussi relieur, Robert Bonfils (1886-1971) est un artiste important du style Art déco. Il a notamment illustré de très nombreux livres. Son affiche, l’une des quatre annonçant l’exposition de 1925, était à l’origine un projet de timbre.
La Champagne à l’exposition
Contrairement à d’autres villes, comme Nancy, Mulhouse, Lyon-Saint-Etienne ou Roubaix-Tourcoing, la Ville de Reims n’a pas souhaité avoir son propre pavillon au sein de l’exposition. Elle est néanmoins présente à travers plusieurs réalisations : la maquette grandeur nature de la porte de la bibliothèque Carnegie, alors en construction, le « mausolée aux morts des batailles de Champagne », reconstitué après l’exposition dans le cimetière militaire de Sillery-Bellevue, et un diorama de la cité-jardin du Chemin-Vert, présenté au pavillon des architectes.
Le vin de Champagne était également à l’honneur, dans l’une des quatre tours consacrées aux grands vignobles français.
Exposition des arts décoratifs. Paris, 1925. La Ferronnerie. Henri Martinie. Paris : Editions Albert Lévy, 1926. Bibliothèque Carnegie, G 2195
La planche n°3 de ce recueil regroupant les principales réalisations présentées lors de l’exposition de 1925, représente la porte en fer forgé de la bibliothèque Carnegie, réalisée par les établissements parisiens Schwartz-Haumont. Pour en découvrir plus sur la bibliothèque Carnegie.
Le vitrail à l’exposition
Membre fondateur de l’école de Nancy, Jacques Gruber (1870-1936) est l’un des plus célèbres maîtres-verriers français. On lui doit la création de très nombreux vitraux, de style Art nouveau puis Art déco, comme la verrière de la salle de lecture de la bibliothèque Carnegie.
En 1925, il est nommé président de la classe du verre à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris.
Le Vitrail à l’Exposition internationale des arts décoratifs Paris 1925. Planche 42.
Présenté par Jacques Gruber. Paris : Librairie d’art industriel Ch. Moreau, 1926. Bibliothèque Carnegie, G 3688
Le rémois Jacques Simon (1890-1974), auteur du lustre décorant le hall de la bibliothèque Carnegie, expose une mise au tombeau au sein du pavillon du vitrail de cette même exposition.