« Je m’appelle Elisabeth » est un texte composite entre enquête familiale et roman écrit par Adèle Yon, jeune chercheuse en cinéma. L’autrice réhabilite l’histoire de de son arrière-grand-mère, Elisabeth N., diagnostiquée schizophrène dans les années 50.
Dans la famille de la narratrice, les femmes autour de la vingtaine craignent d’être touchées par le même mal qui a rongé leur aïeule et qui lui a valu 17 ans d’internement. Adèle Yon sujette aux angoisses et à la colère se sent menacée par ce trait héréditaire et cherche à en savoir plus sur Elisabeth dite Betsy dont l’existence a été comme effacée des mémoires. Avec acharnement, son arrière-petite-fille questionne les archives et les derniers témoins, traque les moindres traces biographiques. Son enquête révèle l’existence d’une femme intellectuellement supérieure à l’esprit résolument libre, ce qui ne correspondait pas aux attentes de son mari et plus largement de la société.
Ce récit passionnant commence par une recherche intime mais sonde plus largement le rapport de la psychiatrie à la condition féminine.
Voir le roman dans le catalogue