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Les Trésors de la bibliothèque municipale de Reims

Manuscrits

Evangéliaire
Evangéliaire slavon en caractères cyrilliques. XIe siècle. Epistolier-évangéliaire slavon en caractères glagolitiques. 1395. (Ms. 255).
L’un des plus célèbres manuscrits de la bibliothèque. La tradition le présente comme étant « le texte du sacre », sur lesquels les rois de France à partir d’Henri III prêtaient le serment de l’ordre du Saint-Esprit.


évangiles
Evangiles de Saint-Thierry, dits d’Hincmar. Reims, deuxième moitié du IXe siècle. (Ms. 7).

Ce manuscrit carolingien conserve une grande partie de son ornementation d’origine. Outre les initiales d’incipit comparables à celles qui décorent la Bible d’Hincmar (Reims, BM, ms. 1 et 2), le livre possède encore une partie des douze canons encadrés de portiques coloriés à l’antique. Enfin, le portrait de saint Matthieu (la seule représentation des quatre évangélistes à avoir subsisté dans ce manuscrit) est typique de l’école de Reims au IXe siècle.

 

bible
Bible du Chapitre, 1ère moitié du XIIIe siècle (Ms 34).
Cette Bible gothique provient du chapitre de la Cathédrale, où elle avait semble-t-il un usage liturgique. La décoration est somptueuse, et fait largement appel à l’or, comme dans le bandeau vertical du folio 9 v°, qui raconte l’histoire de la Genèse à la manière d’un vitrail.


 

 

 

pomponius
Pomponius Mela. Cosmographie ; Ethicus. Cosmographie ; Itinéraire dit d’Antonin. Début du XVe siècle (Ms 1321).
Ce recueil de textes de géographie a été copié en 1417 à Constance, pour le Cardinal Guillaume Fillastre, pré-humaniste et prélat bibliophile. Guillaume Fillastre fut membre et doyen du chapitre de la Cathédrale avant d’être élevé au titre de Cardinal (1411), puis de légat pontifical (1418). Alors qu’il siégeait au Concile de Constance (1414-1418), il en profita pour se faire copier des livres, qu’il envoyait ensuite à la bibliothèque du chapitre de Reims. Ce manuscrit compte deux très belles pages enluminées, qui portent toutes deux les armes du donateur. La seconde représente, dans le O majuscule du début du texte, une mappemonde entourée d’anges et renfermant la carte des trois continents alors connus.


quinte
Quinte-Curce. Vie d’Alexandre, traduite par Vasque de Lucène. 2e moitié du XVe siècle (vers 1468). (Ms 1335).
Ce manuscrit provient de la bibliothèque du Collège des Jésuites de Reims, fermée en 1764, lorsque les Jésuites durent quitter Reims. Il est décoré d’une façon somptueuse, de miniatures à histoires décrivant les hauts faits de la vie d’Alexandre le Grand. Les scènes représentées font preuve d’un grand réalisme, et introduisent une certaine profondeur de champ. Le texte est la traduction française de Quinte-Curce, rédigée par Vasque de Lucène à la demande du duc de Bourgogne, Charles le Téméraire.

Incunables

pardon
Le Grant pardon de Nostre Dame de Rains. Paris, Jean du Pré ou Guy Marchant, 1482 (Incunable 195).
Cette affiche est sans doute la plus ancienne affiche française conservée. Elle a été imprimée en 1482 pour réunir des fonds afin de restaurer la Cathédrale de Reims, endommagée lors d’un incendie l’année précédente. Cette affiche est une indulgence : elle informe les fidèles que, moyennant un don en argent pour reconstruire la Cathédrale de Reims, leurs péchés seront pardonnés.

 

 

 


Imprimés anciens

livre d'heures
Livre d’heures de Marie Stuart et du dauphin François (futur François II). Imprimé à Paris par Regnauld et Claude Chaudière, 1549 (CR I 100 M réserve).
Jusqu’aux saisies révolutionnaires, ce précieux souvenir de la reine de France et d’Ecosse était en possession de l’abbaye Saint-Pierre-les-Dames de Reims, où Marie Stuart fit de nombreux séjours alors que sa tante, Renée de Lorraine en était l’abbesse. C’est de cette abbaye que la jeune reine partit pour embarquer le 15 août 1561 à Calais à destination de l’Ecosse. Ce livre est relié aux armes écartelées de François, dauphin de France et roi d’Ecosse, et porte sur le plat inférieur la devise du futur roi « Unus non sufficit orbis ». L’imprimeur Claude Chaudière était le neveu et l’héritier de Simon de Colines, dont il transporta le matériel à Reims en 1551, lorsqu’il reçut le titre d’imprimeur du cardinal de Lorraine. Chaudière ne resta à Reims que de 1551 à 1557.

 

coutumier
Coutumier de Reims, imprimé à Reims par Nicolas Bacquenois en 1553 (CR I 778 M réserve).
Ce livre serait la première impression rémoise sortie des presses de Nicolas Bacquenois, selon l’épître qu’il adressa au Cardinal de Lorraine. Nicolas Bacquenois avait quitté Lyon pour s’installer à Reims vers 1552, à la demande de l’archevêque de Reims. En souvenir de la ville dont il venait, il adopta pour marque un lion, qui s’appuie sur une pyramide, emblème du cardinal son bienfaiteur. Après huit ans de séjour, il quitta Reims en laissant son matériel à son gendre et successeur, Jean de Foigny.

 

 

 

 

Nicolas Cirier
Nicolas Cirier. L’œil typographique offert aux hommes de lettres de l’un et l’autre sexe notamment à MM. Les correcteurs, protes, sous-protes, etc. Paris, Didot, 1839 (réserve CHM 206).
On doit à Raymond Queneau, collectionneur de « fous littéraires » la redécouverte de Nicolas Cirier et de ses extraordinaires délires typographiques. Né à Dun sur Meuse en 1792, Cirier fut un brillant élève au lycée de Reims. Apprenti à Château-Thierry, prote à Reims, il entra comme correcteur par concours à l’imprimerie royale en 1828. A la suite de divers conflits avec son directeur Pierre-Antoine Lebrun, il est conduit à en démissionner en 1836. Dès lors, afin d’obtenir réparation de l’injustice dont il se dit victime, à tort ou à raison, il inonde Lebrun de pamphlets demandant sa réintégration. C’est le cas notamment de l’œil typographique et de son chef d’œuvre L’Apprentif administrateur (1840). Ces plaquettes sont rarissimes. La bibliothèque de Reims possède par chance une importante collection d’œuvres imprimées et de lettres manuscrites de Nicolas Cirier, en raison de ses liens d’amitié avec Louis Paris, ancien conservateur de la bibliothèque.

 

Cathédrale de Reims
Paul Fort. La cathédrale de Reims. Poème autographe. Manuscrit original des "Poèmes de France, Bulletin lyrique de la guerre", 1er décembre 1914. Achat 1999, avec l'aide du FRAB Champagne-Ardenne.


 


 


 


 


 


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