La numérisation en chantier |
Programme de numérisation : Depuis 2000, la bibliothèque municipale de Reims a entrepris, avec l’aide de l’Etat (Direction régionale des Affaires culturelles de Champagne-Ardenne) et du Conseil Régional de Champagne-Ardenne, de numériser différents fonds documentaires emblématiques de ses collections iconographiques sur la cathédrale de Reims.
Ont ainsi été numérisés
 Le fonds Deneux :ce fonds documentaire, constitué par l’architecte en chef des Monuments historiques responsable de la restauration de la cathédrale de Reims après la Première Guerre mondiale, Henri Deneux (1874-1969) comprend des photographies de la restauration de Notre-Dame ainsi que des plans des divers bâtiments qu’il a restaurés durant sa carrière, des clichés et des relevés des fouilles archéologiques réalisées dans le sous-sol de la cathédrale, des images de la ville de Reims dans l’immédiat après-guerre ainsi que de la correspondance et des archives familiales.
 Le fonds Trompette : il s’agit des images que ce photographe du XIXe siècle a prises de la cathédrale de Reims, et d’autres bâtiments rémois, entre 1876 et 1891. Joseph Trompette, né dans le Vaucluse en 1847, s’était installé à Reims vers 1870 et y avait ouvert un commerce de photographe vers 1876. En 1884, il avait ouvert un magasin sur le parvis de la cathédrale, face au bâtiment qu’il photographiait depuis des années, réalisant notamment des reportages sur les restaurations menées à cette époque. Ce personnage figure parmi les pionniers de la photographie à Reims.
 Le fonds Rothier : François Rothier, autre photographe du XIXe siècle (1852-1914), a succédé à Joseph Trompette en rachetant son commerce après sa mort en 1891. Il a multiplié les prises de vues de la cathédrale de Reims, en recherchant des angles nouveaux. Les fonds Rothier et Trompette représentent plus de 1000 clichés.
Les cartes et plans de la ville de Reims et de la Champagne, depuis les premières ébauches du XVIe siècle jusqu’aux cartes contemporaines. Ce programme a été réalisé avec le soutien de l’État et de la Région Champagne-Ardenne.
Les traités anciens de médecine concernant les eaux minérales. Ce projet, co-réalisé par la Bibliothèque municipale de Reims et la Bibliothèque universitaire de Reims, avec le soutien de l’État et de la Région Champagne-Ardenne, a permis de numériser en intégralité tous les traités anciens de balnéothérapie, d’hydrologie, d’hydrothérapie ainsi que les thèses anciennes de médecine sur les vertus médicinales des eaux minérales soutenues à Reims sous l’Ancien Régime et conservés dans les bibliothèques municipale et universitaire de Reims. Accès direct sur : http://fondsancien.univ-reims.fr
S’ajoute à cela un ensemble important autour des manuscrits médiévaux de la bibliothèque de Reims. Ces manuscrits ont fait l’objet de plusieurs programmes de numérisation, qui permettent aujourd’hui de les découvrir de la façon la plus complète qui soit :
Par leur texte, numérisé en intégralité grâce à la numérisation des microfilms réalisés depuis 20 ans par l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes. Cette numérisation a été réalisée par la société Jouve, dans un programme national lancé par la Mission de la Recherche et de la Technologie du ministère de la Culture et de la Communication. Ces images sont en noir et blanc et reconstituent fidèlement la consultation des microfilms.
 Par leur illustration : les enluminures de nos manuscrits photographiées par l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes ont été numérisées en 2001 sur la demande de la Direction du Livre et de la Lecture (ministère de la Culture et de la Communication). Elles permettent d’admirer toute la richesse et la variété de la peinture médiévale. Ces images s’adressent aux chercheurs, aux iconographes comme aux curieux.
 Par leur reliure : dans le cadre de la réalisation du catalogue des reliures médiévales de la bibliothèque municipale de Reims par l’Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, plus de 600 reliures du Moyen Age ont été numérisées. Ces images nous permettent d’appréhender les techniques de reliure pratiquées par le passé.
Deux manuscrits, du fait de leur beauté et de leur grand intérêt scientifique, ont été numérisés en intégralité en couleur. Il s’agit de :
 L’évangéliaire slavon Ce manuscrit est le plus célèbre de la bibliothèque municipale de Reims, car s’y rattachent plusieurs légendes. On dit de lui qu’il aurait servi au sacre des rois de France, et qu’il aurait été apporté de Russie par la reine Anne de Kiev, venue épouser le roi de France Henri Ier au XIe siècle. Il fait aujourd’hui l’objet de nombreuses études de la part des chercheurs d’Europe de l’Est. Il se compose de deux parties distinctes, toutes deux rédigées en slavon (langue liturgique slave), l’une du XIe siècle en caractères cyrilliques et l’autre écrite en 1395 dans le monastère Saint-Jérôme près de Prague, en caractères glagolitiques.
 La vie d’Alexandre le Grand (vers 1468) : Ce texte écrit par Quinte-Curce au Ier siècle de notre ère, avait été traduit en français par Vasque de Lucène au XVe siècle, à la demande du duc de Bourgogne Charles le Téméraire. Par le choix de son sujet, comme par son souci de vérité historique (Vasque de Lucène débarrasse le récit de certaines fables que les poètes médiévaux avaient ajoutées à la Vie d’Alexandre), ce manuscrit s’inscrit dans le mouvement humaniste qui a commencé de se développer autour des ducs bourguignons et qui connaît un grand essor à partir de cette époque. Provenant des collections du Collège des Jésuites de Reims, ce manuscrit de luxe est somptueusement décoré. Écrit sur beau vélin en gothique cursive, il est illustré de belles enluminures à histoires qui montrent que l’évolution de l’art de la peinture vers sa forme moderne (tableau à cadre, profondeur de champ, représentation réaliste du paysage) est désormais achevée. Ces peintures illustrent également l’art de la guerre au début de la Renaissance.
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